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<title>L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme - Forums : L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
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<description> L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme - Forums</description>
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<title>Pérenniser la Conscience : objectif ultime du Transhumanisme ? in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
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<description>Topic: Pérenniser la Conscience : objectif ultime du Transhumanisme ?

Message: (… Suite d'un échange avec Stéphanie - voir &#34;The young family&#34;)&#160; &#160; Stéphanie,&#160; &#160; Vaste enquête en effet. Depuis quelques années j’essaie de mettre en ordre les textes que j’ai tapé et qui m’ont mené à ce qui me parait aujourd’hui comme la plus valable de mes hypothèses. A ce stade, je ne suis pas encore sûr de savoir par où commencer …-------------------------------&#160; &#160; D’abord peut-être, à l’adresse de tout lecteur n’ayant pas lu notre échange précédent, en rappelant l’affirmation qui est à démontrer : serait « bon », moral, éthique, tout « ce qui contribuerait à la perpétuation d’une forme de conscience humaine ». La recherche de cette « perpétuation », ou « pérennisation », serait au cœur de la problématique H+ et de toute question existentielle en général.&#160; &#160; *Quelques petits rappels pour commencer :&#160; &#160; Cette idée n’est pas tout à fait neuve. Les anciens n’ont pas manqué de réaliser la place que prenait dans leur caboche la chose pensante. Sans remonter aux présocratiques, un point de départ à mon avis incontournable demeure l’épreuve du doute cartésien et de sa conclusion, cogito ergo sum. La Conscience est à l’origine de ce qui nous permet de faire l’expérience de l’être. C’est elle qui nous persuade de dire qu’il y a quelque chose et non pas rien.&#160; &#160; Pour beaucoup, et pendant longtemps, la notion de Conscience s’est exprimé à travers celle d’esprit, ou d’âme. Elle occupait aussi une place centrale dans les questions existentielles. Que ce soit dans la tradition juive, chrétienne, musulmane, mais aussi hindouiste ou bouddhiste l’espoir qui donne un sens à la vie de l’individu n’est-il pas le salut de l’âme (il n’en allait guère différemment chez les anciens égyptiens, grecs, romains et chez les peuples animistes), soit par son accès au paradis, soit par sa fusion dans le Nirvana ?&#160; &#160; *Quelle place peut donc occuper la Conscience dans la perspective H+ ?&#160; &#160; Je préciserai d’abord qu’en bon agnostique, j’ai tendance à considérer la Conscience H+ comme un phénomène d’origine strictement matérielle. Elle correspondrait donc à une configuration particulière de la matière.&#160; &#160; En quoi cette combinaison spécifique pourrait-elle constituer notre raison d’être ?&#160; &#160; Pour parvenir à une telle conclusion, il me faut rappeler très brièvement l’histoire de la matière telle que nous la décrivons rationnellement. A ce jour, nous constatons donc une évolution, à partir d’une source d’énergie et de matière incommensurable (Big bang), vers une complexité croissante, des particules les plus infimes jusqu’à l’apparition de la Vie, sur au moins une planète (je passe les étapes intermédiaires).&#160; &#160; Avec la Vie, nous voyons la matière organisée cette fois d’une manière originale : celle-ci tend « naturellement », c’est à dire par le simple jeu des forces élémentaires qui régissent l’univers (lois quantiques, gravitation …), à se reproduire tout en évoluant.&#160; &#160; NB : A ce stade déjà, le sens de l’existence semble être : proroger l’existence.&#160; &#160; Mais le vivant ne se contente pas de se survivre à lui-même. Par le jeu des mutations et de la sélection naturelle, il semble tendre à améliorer sans cesse ses chances de pérennisation.&#160; &#160; C’est dans cette perspective que je crois devoir comprendre l’apparition de la Conscience.&#160; &#160; La Conscience, comme tout aspect du vivant, est le résultat d’une évolution de millions d’années.&#160; &#160; Sans en avoir de « preuve scientifique », je crois pouvoir argumenter qu’elle ne doit pouvoir être qu’une modalité du vivant pour mieux garantir ses chances de perpétuation. Il me semble que l’efficience de la branche des hominidés, par leurs capacités d’adaptation et leur faculté à modifier leur environnement le démontre. Néanmoins, ils ont poussé ces facultés à un degré inégalé dans le règne animal. Aujourd’hui, ils en sont au point où, au moins théoriquement, et à très long terme, ils peuvent envisager de s’affranchir de leur planète d’origine, de terraformer d’autres astres ou de s’adapter volontairement à d’autres environnement planétaire. Théoriquement toujours, hypothèse hautement spéculative bien sûr, ils peuvent entrevoir un prolongement très long, peut-être tendant vers l’infini, de leur présence dans l’univers. Tout cela, il le doivent à l’émergence passée de la Conscience.&#160; &#160; * Mais, pour en revenir à mon questionnement de départ, pourquoi est-ce que cette Conscience, plus qu’un outil à la disposition du vivant, devrait constituer en soi le cœur de ce qui devrait être perpétué ?&#160; &#160; C’est que la matière vivante, en adoptant cette disposition singulière, me semble avoir effectué un saut évolutif aussi important peut-être que celui de l’apparition de la vie elle-même.&#160; &#160; La matière consciente, percevant elle-même et l’univers qui l’entoure, capable d’émettre un message, par l’intermédiaire de la parole (en grande partie constituante de la conscience) dit :« Qu’elle est donc la raison d’être de tout cela ? »Et, rationnelle,&#160; elle répond : « je ne peux avec certitude établir de raison, de cause primordiale, ni de fin prédéterminée.« C’est donc à moi de fixer un sens. (Existentialisme)« Or, Tout cela n’aurait de sens s’il n’y avait au moins quelque chose dans l’univers qui puisse prendre conscience de tout cela !« Le sens de mon existence est donc de perpétuer la Conscience. »--------------------------------Reste à développer :&#160; &#160; *Pourquoi la Conscience a-t-elle besoin de donner du sens à l’existence ?&#160; &#160;&#160; &#160; -&#62; Solution à l’angoisse de la mort.&#160; &#160; *Qu’elles peuvent être les conséquences d’une telle prééminence de la Conscience ?&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;-&#62;&#160; &#160; Tous les moyens doivent être envisagés, même les vecteurs qui n’ont pas comme fondement la chimie du carbone.&#160; &#160; &#160; &#160; &#160; &#160;-&#62;&#160; &#160; &#160; &#160; Transhumanisme !
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<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 01:50:15 -0700</pubDate>
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<title>Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés? in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
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<description>Topic: Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés?

Message: En tant que l'ancien organisateur de l'Association transhumaniste du Québec et ancien membre du conseil d'administration de l'Association transhumaniste mondiale, je crois que l'auteur Klaus-Gerd Giesen a entièrement raison. Sa seule erreur (qui est un reflet de la date à laquelle son article fut écrit) est qu'il est faux de dire ''que les transhumanistes sont dans leur immense majorité des libertarians anarcho-capitalistes convaincus des seules vertus du marché''. Les transhumanistes américains, du moins ceux qui appartiennent à l'Association transhumaniste mondiale, se sont rapprochés du Centre politique incarné par Hillary Clinton et Barack Obama. Par contre, je dirait que l'engagement politique des transhumanistes qu'ils soient de ''droite'' ou de ''gauche'' restera toujours une seconde priorité...http://www.transhumain.net/forums/view_topic-id-12.html
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<pubDate>Wed, 21 May 2008 18:00:37 -0700</pubDate>
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<title>Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés? in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
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<description>Topic: Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés?

Message: Une secte d'illuminé?Je trouve que, parfois, ils aiment bien employé de grands mots, pour peut de choses.le transhumanisme est un mouvement issus, bien plus de milieu scientifique et philosophique que de la &#34;classe moyenne&#34; . C'est plutôt l'auteur de cet article qui est drôlement illuminé de s'emporter à fairedes tonnes et des tonnes de texte pour démontré son point de vu, qui, selon moi, manque sérieusement de bon sens.Premièrement, je suis certain que l'on puisse trouvé des illuminé peut commode dans le mouvement transhumaniste, de type des personnes persuadé de pouvoir accéder à la &#34;toute puissance&#34; et à &#34;l'immortalité&#34; mais heureusement ils ne constituent qu'une minorité, et sont souvent des cas isolé et mal vu au sein même du mouvement.Deuxièmement, les transhumaniste s'efforce de se baser sur des sources purementscientifique(j'en ai déja vu spéculer, mais bon, ils ont bien le droit de faire des anticipation et des suppositions), et bien souvent, certaines ; le mouvement n'a rien d'un ordre religieux révolutionnaire ou autres choses dans le même genre : les transhumanistes ont unbut, et des espoirs, celui de développer certain domaines de la technologie afind'améliorer les conditions de vie des humains, parfois atroce.Nombreux sont les transhumaniste qui on adopté ce mouvement suite a un accident qui à détruit leur vie ; ou bien de père de familledont la fille est obligé a passer le restant de sa vie à souffrir suite a une maladie ; un accident...Rappelons que nombre de maladies peut connus restent sans vaccins dans le monde ; je cite le trop peut connus Filovirus à fièvre hémorragique Ebola.Lorsqu'une personne est infecté, on lui dit sagement :nous somme désolé mais il ne vous reste plus qu'une semaine à vivre..c'est souvent un choc, surtout pour les proches.Je n'aurai pas assez de temps en toute une vie pour décriretout ce qu'un développement des technologies pourrai apporté.Seulement il faut se focaliser sur des points précis, créé plusieurs sections(une pour chaque domaine) et investir au maximum plutôt que de gaspillerl'argent dans de nombreux projet stupide comme notre chef d'état sait si bien le faire(je réside en France =&#62; Nicolas Sarkozy).Pour conclure, imaginer le monde tel qu'il le serai sans technologie, et essayer de faire la liste des bienfaits, je peut vous garantir qu'elle sera longue.Ce que je constate en lisant ce texte, c'est que l'auteur, par ce qu'il avais unpoint de vu très clairement anti-transhumaniste, à voulut à tout prix faire une analyse sur le sujet ; mais on ressent bien que le sujet dépasse sérieusement sont niveau d'analyse...
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<pubDate>Sun, 18 May 2008 13:22:26 -0700</pubDate>
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<title>Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés? in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
<link>http://www.transhumain.net/forums/view_topic.php?pid=41#41</link>
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<description>Topic: Les transhumanistes représentent-ils une secte d’illuminés?

Message: Source: L'Observatoire GénétiqueArchivesNo 16 - mars-avril, 2004&#160; &#160; Transhumanisme et génétique humaine &#160; &#160; Les transhumanistes représentent-ils simplement une secte d’illuminés technophiles issus de la classe moyenne, en mal d’ascension sociale et de sensations fortes? Le rêve d’un être humain programmable à l’image mécaniste d’un logiciel d’ordinateur et produit par des techniques de sélection, d’élimination ou de manipulation biologique, que les éleveurs appliquent aux espèces animales, n’est-il pas fantasmagorique? Raisonner ainsi signifierait sous-estimer un courant de pensée qui prend de l’ampleur et qui a surtout conscience du moment historique que nous vivons sur les plans tant technique qu’idéologique.Klaus-Gerd Giesen*Le moins que l’on puisse dire est que l’humanisme se trouve de plus en plus sous le feu croisé, et nourri, de plusieurs idéologies émergentes, et les étonnants progrès de la génétique humaine n’y sont pas pour peu. Moult fois déclaré mort depuis Nietzsche et Heidegger il fait notamment l’objet de critiques acerbes de la part de ceux qui se réclament du transhumanisme. Les premières manifestations de ce courant de pensée remontent au début des années 1980, bien que l’adjectif «transhumaniste» ait déjà été utilisé en 1966 par le futuriste américano-perse F.M. Esfandiary, alors qu’il enseignait à la New School of Social Research de New York, ainsi que dans les ouvrages d’Abraham Maslow, Toward a Psychology of Being (1968), et de Robert Ettinger, Man into Superman (1972).Cependant, ce fut la rencontre en Californie du Sud entre Esfandiary, qui connut une audience grandissante sous le pseudonyme mythique de FM-2030, l’artiste Nancie Clark, qui agit à présent sous le nom d’emprunt de Natasha Vita-More, John Spencer de la Space Tourism Society, puis plus tard le légendaire Britannique Max More (jadis Max O’Connor), qui provoqua les premières tentatives de systématisation de ce qu’il faut bien appeler une idéologie en plein essor. Environ une décennie plus tard, avec l’arrivée de philosophes universitaires tels que le Suédois Nick Bostrom, qui enseigne à l’Université d’Oxford, et les Anglo-saxons David Pearce, Richard Dawkins et James Hughes, le courant avait atteint une masse critique suffisante pour s’insinuer dans le débat académique. Parallèlement, certains adeptes avaient institutionnalisé la nouvelle doctrine, en publiant des revues telles que Extropy, avec 5,000 abonnés, et le Journal of Transhumanism, en fondant des associations aux niveaux international (Extropy Institute, ainsi que la World Transhumanist Association avec 2,000 membres) et national (Aleph en Suède, Transcedo aux Pays-Bas, etc.), tout en s’organisant virtuellement autour d’une multitude de forums de discussion et de listes de diffusion sur Internet, ainsi que par les désormais célèbres colloques bisannuels «Extro».Au-delà de la condition humaineEn quoi consiste donc cette idéologie de moins en moins underground car alimentant de plus en plus le débat autour de l’acceptabilité sociale de la génétique humaine (et d’autres technologies nouvelles)? En tout premier lieu, le transhumanisme annonce que l’humanisme classique est désormais dépassé. Dans la dernière version de sa Déclaration transhumaniste, l’Institut Extropy de Max More proclame: «Nous allons au-delà de beaucoup d’humanistes en ce que nous proposons des modifications fondamentales de la nature humaine en vue [...] de son amélioration (1).» La nature humaine ne serait donc pas fixée une fois pour toutes. Elle changerait, et serait même appelée à muter. Le propre du monde des humains, par opposition à celui des animaux, étant précisément la faculté non seulement d’utiliser mais encore de concevoir des outils techniques afin de pallier à ses énormes insuffisances naturelles et d’adapter son milieu à ses désirs (et non pas l’inverse), il conviendrait que l’humanité prenne technologiquement en charge son destin. Cela signifierait qu’elle rompe avec le processus de sélection naturelle mis en évidence par Darwin et qu’elle forge son évolution sur le mode volontariste jusqu’à dépasser la condition humaine: «L’humanité ne doit pas stagner. [...] L’humanité est une étape provisoire sur le sentier de l’évolution. Nous ne sommes pas le zénith du développement de la nature (2).»L’humanisme se présentant le plus souvent comme une «proposition philosophique qui met l’homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs» (3), les défenseurs du transhumanisme partagent avec les «antispécistes», du moins dans un premier temps, l’hypothèse darwiniste selon laquelle la distinction entre l’être humain et l’animal ne serait qu’une question de degré et non de nature, et la hiérarchisation humaniste n’aurait donc aucun fondement biologique. En effet, ils dénoncent les uns comme les autres l’emprise du naturalisme sur notre vision hiérarchisée du monde - dans le sens où l’on parle d’«ordre naturel» ou d’«équilibre naturel» pour justifier la domination de l’humain sur l’animal (4) - et placent l’être humain sur une échelle généalogique continue, c’est-à-dire abrogent toute barrière définitive entre les espèces évoluées. Cependant, cette thèse moniste est aussitôt relativisée par l’introduction d’une nouvelle opposition dualiste, cette fois entre l’être humain et l’être posthumain à venir (5): les transhumanistes prônent sinon un devoir, du moins un droit d’intervenir dans le cours des événements. Pour ce faire, l’être humain doit s’intégrer à la technosphère et tirer, pour son «autoévolution» accélérée, tout le potentiel de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies, des neurotechnologies, de la robotique et surtout de la génétique humaine (6).L’un des objectifs à long terme des transhumanistes consiste à combattre la mortalité humaine pour réaliser enfin le vieux rêve d’immortalité de l’être humain. Selon eux, on y réussira par la transformation post-darwiniste de l’espèce humaine en un genre perfectionné qui se serait débarrassé de toute animalité. Ecoutons Nick Bostrom: «Un jour nous aurons l’option d’étendre nos capacités intellectuelles, physiques, émotionnelles et spirituelles très au-delà des niveaux qui sont possibles aujourd’hui. Ce sera la fin de l’enfance de l’humanité et le début d’une ère posthumaine (7).»La programmation génétique de l’homme-machinePour y parvenir, Bostrom n’hésite pas à recommander vivement ce qu’il appelle «l’ingénierie des cellules souches» (manipulations germinales) et le clonage reproductif. A force de vouloir apporter des améliorations et des reprogrammations à l’être humain - par analogie avec les versions successives d’un logiciel d’ordinateur - l’auteur perpétue la métaphore foncièrement antihumaniste de l’homme-machine, ainsi que le mythe d’un progrès infini (8). Hormis que l’humain n’est plus destiné à devenir meilleur par l’éducation (humaniste), et le monde par des réformes sociales et politiques, mais simplement par l’application de la technologie à l’espèce humaine. Nous y trouvons aussi le vieux fantasme eugéniste selon lequel la valeur intrinsèque d’un être humain se mesure à l’aune de la qualité de sa base héréditaire. Raisonnant, comme la plupart des philosophes transhumanistes, en termes purement utilitaristes, Bostrom écrit: «Très probablement il y aura quelques conséquences négatives de l’ingénierie germinale humaine qui ne peuvent être ou ne seront pas anticipées. Inutile de dire que la seule existence d’effets négatifs n’est pas une raison suffisante pour ne pas y procéder. Toute technologie majeure [...] a quelques conséquences négatives, y compris quelques conséquences imprévues. Et il en va de même pour le choix de préserver le status quo. Ce n’est qu’après une comparaison équitable des risques et des probables conséquences positives que l’on peut parvenir à une conclusion fondée sur une analyse en termes de coûts-bénéfices (9).» James Hughes approuve, lui aussi, le recours à l’approche utilitariste des coûts et des bénéfices lorsqu’il s’agit d’évaluer prospectivement un upgrade génétique (10).De toute façon, nous prévient Bostrom, «un clone humain serait une personne unique méritant autant de respect et de dignité que n’importe quel autre être humain» (11). Toute résistance de principe (déontologique) à de tels procédés techniques serait particulièrement mal venue lorsqu’elle se fonde sur les supposées difficultés de l’enfant à naître: «Peut-être le rehaussement [enhancement] germinal conduira à plus d’amour et d’attachement parentaux. Peut-être certains pères et mères trouveront plus facile d’aimer un enfant qui, grâce aux améliorations [génétiques], sera brillant, beau et en bonne santé (12).» Nous découvrons ici l’eugénisme hyperindividualiste - les transhumanistes s’opposant avec virulence à toute régulation politique de la génétique humaine et donc à l’eugénisme collectif - et le modèle consumériste qui président à leur idéologie. Certains, à l’instar de James Hughes, mobilisent même une image qui annonce sans équivoque la nouvelle ère: «Si vous sélectionnez, sur catalogue, la plupart des gènes de votre enfant, cette sélection renforcerait probablement l’importance de vos liens parento-sociaux avec vos enfants (13).»L’amour que les parents porteront à leur enfant-produit obtenu sur commande sera donc directement fonction des désirs et attentes que les premiers inscrivent dans les «options» et les «accessoires» d’un corps de progéniture ramené au rang de matériau et dépourvu de toute signification symbolique. Au-delà de la référence consumériste se dessine, plus en profondeur, le principe hédoniste, explicitement évoqué par David Pearce (14), exaltant les plaisirs de l’immédiateté et du corps. Or, ce principe se transmue aussitôt en un eugénisme de la normalisation, car depuis Canguilhem et Link nous savons que chaque époque et ses imaginaires dominants produisent une normalité spécifique (15). Comme le remarque à juste titre Jacques Ricot, «alors que l’aléatoire de la naissance garantissait jusqu’à présent l’altérité, l’intervention technique dans la fécondation [et a fortiori dans la base génétique] laisse entrevoir une possible maîtrise de l’homme actuel sur les hommes à venir (16).»Gnose eschatologique et inégalitarisme néolibéralUn autre effet pervers de ce déterminisme génétique, qui décidément semble gagner du terrain aujourd’hui, réside dans le fait que l’autoproduction de l’homo sapiens est appelée à se fonder entièrement sur l’altruisme individuel (17). Après tout, en matière de reproduction les «parents» du futur n’effectueraient leurs choix individuels que de façon hautement responsable. La Déclaration transhumaniste de More l’explique: «La responsabilité et l’autonomie personnelles vont de pair avec l’autoexpérimentation. Les extropiens [comme les transhumanistes américains se nomment eux-mêmes] prennent la responsabilité pour les conséquences de leurs choix. [...] L’expérimentation et l’autotransformation exigent la prise de risques; nous souhaitons être libres d’évaluer les éventuels risques et bénéfices pour nous-mêmes, de procéder à nos propres jugements et d’en assumer la responsabilité en ce qui concerne les résultats. Nous nous opposons vigoureusement à toute coercition de la part de ceux qui tenteraient d’imposer leurs jugements en matière de sécurité et d’effectivité des différents moyens d’autoexpérimentation. [...] La protection paternaliste de l’individu est inacceptable pour nous. [...] Comme l’autodétermination s’applique à tout un chacun, ce principe exige que nous respections l’autodétermination des autres (18).» Dès lors, les transhumanistes transposent l’approche néolibérale de l’économie à la génétique humaine: une sorte de main invisible régulerait automatiquement les microdécisions individuelles et garantirait les mutations successives de l’espèce humaine vers une nouvelle espèce. Nous avons en effet affaire à la parabole d’un marché autorégulateur qui, là aussi, supprime la sphère politique, c’est-à-dire les décisions collectives.Il est vrai que les transhumanistes sont dans leur immense majorité des libertarians anarcho-capitalistes convaincus des seules vertus du marché, et que les œuvres du théoricien néolibéral Friedrich von Hayek figurent sur pratiquement toutes les listes de lectures recommandées. Mais leurs inégalitarisme décomplexé et méritocratie implacable se réduisent en réalité à un fétiche biologique: le désespoir de trouver des solutions sociales et politiques à nos problèmes sociopolitiques d’aujourd’hui les incite à tout ramener au gène héréditaire, en tant que fantasme de la toute-puissance retrouvée de l’individu, quitte à métamorphoser le sujet (humain) en projet (posthumain).Véritable messianisme de substitution, elle est, comme le note Jean-Claude Guillebaud, «devenue l’idéologie par défaut. En désespoir de cause, c’est à elle qu’on a confié toutes les attentes et utopies qui habitent naturellement l’esprit des hommes: la connaissance parfaite, la divination (la «prédictabilité» génétique), la métamorphose magique (les manipulations), la transformation prométhéenne, etc. (19).» Plus encore il s’agit, selon Dominique Lecourt, d’une véritable gnose, car «ce que proclament aujourd’hui tout haut les techno-prophètes américains dans leur étrange style néo-biblique qui les rapproche des télé-évangélistes, c’est qu’ils tiennent l’application des sciences à la technique pour une tâche sacrée susceptible de permettre à l’être humain de surmonter les conséquences de la Chute, de le préparer à la rédemption et de retrouver le bonheur d’Adam au paradis terrestre (20).»Enfermant la figure du surhomme nietzschéen - par ailleurs une référence constante chez les transhumanistes - dans un absurde matérialisme biologique qui amuserait sans doute beaucoup le philosophe allemand, les transhumanistes poussent leur nihilisme jusqu’à «spéculer sur les membres de la strate privilégiée de la société qui amélioreront éventuellement eux-mêmes et leur progéniture à un tel point que l’espèce humaine se partagerait [...] en deux d’espèces, ou plus, n’ayant plus grand-chose en commun, à l’exception de leur histoire partagée. Les génétiquement privilégiés pourraient être sans âge, en bonne santé, des supergénies d’une beauté physique sans défaut... Les non privilégiés resteraient au niveau d’aujourd’hui, mais seraient peut-être privés d’un peu de leur estime de soi et souffriraient occasionnellement de sursauts de convoitise. La mobilité entre la classe inférieure et la classe supérieure pourrait être réduite à pratiquement zéro (21).» La force et l’originalité doctrinales résident précisément dans la combinaison inédite des deux éléments idéologiques que sont une gnose eschatologique et un néolibéralisme inégalitaire qui va jusqu’à admettre la possible émergence d’une société de castes génétiques dominée par des surhommes.Le transhumanisme a-t-il un avenir?Les transhumanistes représentent-ils simplement une secte d’illuminés technophiles issus de la classe moyenne, en mal d’ascension sociale et de sensations fortes? Le rêve d’un être humain programmable à l’image mécaniste d’un logiciel d’ordinateur et produit par des techniques de sélection, d’élimination ou de manipulation biologique, que les éleveurs appliquent aux espèces animales, n’est-il pas fantasmagorique? Raisonner ainsi signifierait sous-estimer un courant de pensée qui prend de l’ampleur et qui a surtout conscience du moment historique que nous vivons sur les plans tant technique qu’idéologique: «Dans la cristallisation de la biopolitique, écrit James Hughes, nous nous trouvons au même stade que la politique économique gauche-droite lorsqu’en 1864 Marx aida à fonder l’Association internationale des travailleurs [...]: les intellectuels et les activistes sont en lutte pour rendre explicites les lignes de combat émergentes, avant que les partis populaires n’aient été organisés et les masses regroupées sous leurs drapeaux (22).» Cela explique que le mouvement commence à s’organiser politiquement et à infiltrer certains mouvements sociaux. Ainsi fut par exemple fondée, en 2001 par Natasha Vita-More, la Progress Action Coalition («Pro-Act»).Il faut y ajouter qu’en se faisant l’apôtre d’une vision extrémiste de la génétique humaine, le transhumanisme facilite objectivement l’acceptation de mesures un peu moins radicales - car ayant l’apparence de la modération - auprès d’un public occidental en rapide mutation morale, du moins à en juger par la facilité avec laquelle la procréation médicalement assistée, et notamment la fertilisation in vitro, a pu proliférer en l’espace de quelques années seulement (concernant aujourd’hui près de 1% des naissances aux Etats-Unis). C’est la fonction d’agenda-setting idéologique qui importe ici. N’oublions pas non plus que l’avant-garde transhumaniste dispose de moyens à la hauteur de ses ambitions: Marvin Minsky, le «père» de l’intelligence artificielle, Eric Drexler, l’un des pionniers des nanotechnologies, et Hans Moravec, le «pape» de la robotique, pour ne citer que ceux-ci, s’affichent ouvertement comme transhumanistes et ne renonceront pas aux expérimentations qui leur paraissent pertinentes.Et puis, il convient surtout de ne pas perdre de vue le fait que les soubassements de l’idéologie transhumaniste s’accordent parfaitement avec l’esprit de certains milieux patronaux exigeant un accroissement constant de la productivité individuelle. Si au lieu d’intégrer toujours davantage la technique dans le processus de production, dans le but d’obtenir une progression continuelle de la performance et de la rentabilité du travailleur, on pouvait persuader celui-ci à s’intégrer à la technosphère, un véritable saut d’échelle serait réalisé en matière à la fois d’exploitation et d’aliénation...*Université d’Auvergne / Universität Leipzig.Références(1) More M. Extropian Principles 3.0. A Transhumanist Declaration.(2) More M. On Becoming Posthuman.(3) Définition du Petit Larousse illustré.(4) Bournadel Y. «Contre l’apartheid des espèces», in: Reus E, et al. Espèces et éthique. Darwin: une révolution à venir. Lyon: Editions Tahin Party, 2001, p. 173.(5) Sur les thèses moniste et dualiste: Le Bras-Chopard A. Le zoo des philosophes: De la bestialisation à l’exclusion. Paris: Plon, 2000, pp. 10-12.(6) Dawkins R. «Foreword», in: Burley J, (ed). The Genetic Revolution and Human Rights. Oxford: Oxford University Press, 1999, p. xvii.(7) Bostrom N. Human Reproductive Cloning from the Perspective of the Future.(8) Bostrom N. A Transhumanist Perspective on Human Genetic Enhancements.(9) Ibid.(10) Hughes J. «Embracing change with all four arms: A post-humanist defense of genetic engineering». Eubios Journal of Asian and International Bioethics1996; 6(4): 94-101.(11) Bostrom N. A Transhumanist Perspective on Human Genetic Enhancements, op. cit.(12) Ibid.(13) Hughes J. «Embracing change... », op. cit.(14) Pearce D. The Hedonist Imperative.(15) Canguilhem G. Le normal et le pathologique. Paris: Presses Universitaires de France, 1966; Link J. Versuch über den Normalismus: Wie Normalität produziert wird. Opladen: Westdeutscher Verlag, 1999.(16) Ricot J. Étude sur l’humain et l’inhumain. Paris: Pleins feux, 1998, pp. 93-94.(17) Scott N. «Eugenics Perpetuated by Altruism». Science as Culture 2002; 11(4): 505-521.(18) More M. Extropian Principles 3.0. A Transhumanist Declaration, op. cit.(19) Guillebaud J-C. Le principe d’humanité. Paris: Seuil, 2001, p. 327.(20) Lecourt D. Humain, posthumain. Paris: Presses Universitaires de France, 2003, p. 12.(21) Bostrom N. A Transhumanist Perspective on Human Genetic Enhancements, op. cit. Il est vrai que Bostrom, tout comme d’ailleurs James Hughes (dans «The Politics of Transhumanism», Paper for the 2001 Annual Meeting of the Society for Social Studies of Sciences, Cambridge, MA, November 1-4, 2001), envisage des mesures politiques pour favoriser l’accès de tous aux technologies d’amélioration génétique. Ils sont cependant une petite minorité à accorder une telle place minimale à l’Etat.(22) Hughes J. «Democratic Transhumanism 2.0», in: Transhumanity, April 28, 2002.
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<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 16:48:38 -0700</pubDate>
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<title>La raison pour laquelle Justice De Thézier a quitté le transhumanisme in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
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<description>Topic: La raison pour laquelle Justice De Thézier a quitté le transhumanisme

Message: Pour aider l'équipe de Théâtre Transhumain à mieux comprendre le transhumanisme, je poste ici la lettre par laquelle j'ai publiquement renoncé à mon adhésion à l'idéologie et mouvement transhumaniste ainsi que ma réplique à un membre de l'Association transhumaniste mondiale qui a écrit une critique de cette lettre:My New Year's Resolution: Quit TranshumanismJustice De ThezierJanuary 1, 2008(Last edited January 11, 2008)In 2002, while doing research for the script of a postcyberpunk-themed hyperlink film by reading copious amounts of science-fiction novels and popular science books, I accidentally stumbled upon the word ''transhumanist'' in the Guide to the Technocracy, a sourcebook of the sophisticated role-playing game, Mage: The Ascension.Despite thinking the word probably came from the author's creative and fertile imagination, I decided to google it out of curiosity. After I discovered and read the (previous) Transhumanist FAQ of the World Transhumanist Association (WTA), an international non-governmental organization which advocates the ethical use of technologies that expand human capacities, my life changed forever.Having spent a decade in the world of the arts and culture as a creative professional, I decided to go back to university in Science and Technology Studies to develop a more enlightened and critical look at the development of technoscience as well as a sharper understanding of the social and political issues which shape the research, development and use of new technologies, and how in turn these technologies shape society and politics.Since I was a reasonable hopeful technoscientifically-focused secular progressive, I rejected the two extremes of bioconservatism and ''libertarian transhumanism'', and naturally gravitated towards &#34;democratic transhumanism&#34;, a third way articulated by James Hughes which asserts that the best possible &#34;posthuman future&#34; is achievable only by ensuring that human enablement technologies are safe, making them available to everyone, and respecting the right of individuals to have control of their own bodies.Regardless of how our professional and personal relationship may fare, I will always be grateful to Hughes for making me aware, understand and *care* about a wide range of biopolitical issues that may scramble conventional social, political and economic thinking in the 21st century.I was invited to contribute to Cyborg Democracy, a collaborative blog for democratic transhumanist thinkers and activists. I founded the Quebec Transhumanist Association (QTA), a fledgling network of activists and artists devoted to promoting projects that coalesce the arts, sciences, technologies and politics. Through the QTA, I worked to stimulate awareness of community perspectives on the right to human enablement in the local media, including appearances in print, radio and television. And, in 2006, I had the honor of being elected to the board of directors of the WTA.Beyond being the de facto French-speaking spokesperson of the WTA, my goal was to develop an ethical fundraising and financial accountability code (which was adopted in February 2007); and, more importantly, nudge and support Hughes' efforts to expand the WTA's programs of activity to include more focused and action-oriented programs, with a global campaign for a publicly financed anti-aging research initiative at the top of our concerns.My vision for the transhumanist movement was one where membership organizations like the WTA would focus on mobilizing people across their respective countries to initiate important biopolitical campaigns while think tanks would focus on offering policymakers the best assessments of the social benefits and risks of new developments in technology from a democratic transhumanist perspective.However, the more months passed, the more my concern was validated about how the label &#34;transhumanist&#34; was giving me an identity at the cost of achieving of my goals. It also seemed that I was spending far more time trying to &#34;convert&#34; people to transhumanism and defending this ideology against hysterical attacks but also fair and accurate criticisms, than actually contributing to the social struggle to democratize the costs, risks and benefits of new technologies.But, more profoundly, having invested so much time and energy in promoting transhumanism --- and, let's be honest, having been seduced by the siren songs of a ''posthuman future'' --- I came to the awkward realization that I, a self-professed free and critical thinker, had willingly blinded myself to the flaws of transhumanism, which I became increasingly aware were *inherencies* that undermine the diversity of views or ''leftist awakening'' among transhumanists:1. An undercritical support for technology in general and fringe science in particular;2. A distortive ''us vs. them'' tribe-like mentality and identity; and3. A vulnerability to unrealistic utopian and dystopian ''future hype''.After spending a year as the self-appointed yet half-hearted ''devil's advocate'' of the WTA, not only have I come to the conclusion that it is quite quixotic to think I or any lone individual can do anything to change what both prominent transhumanists and ''anti-transhumanists'' agreee are the minimum constituents without which this ideology would not be what it is, without being falsely accused of trying to ''reduce diversity'' or, worse, ''thoughtpolice''; but I've decided to quit transhumanism.So, when my term on the WTA Board of Directors ends on January 23rd, not only am I leaving the board but I'm also cancelling my WTA membership and closing down the dormant Quebec Transhumanist Association (which others are free to reopen). If I am contacted by the media, I will politely refer them to the select few reasonable transhumanist advocates I know but if I am still asked to speak on transhumanism at some public venue it will be as a friendly critic who demands that transhumanism lives up to its claims to uphold a respect for reason and science, and a commitment to progress.Who knows? Perhaps one day it will. If and when that happens, I'll be the first one to cheer. ;)
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<pubDate>Wed, 02 Apr 2008 04:53:03 -0700</pubDate>
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<title>Futurist Ray Kurzweil Pulls Out All the Stops to witness singularity in L'Homme d'aujourd'hui et le Transhumanisme : le mouvement transhumaniste</title>
<link>http://www.transhumain.net/forums/view_topic.php?pid=26#26</link>
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<description>Topic: Futurist Ray Kurzweil Pulls Out All the Stops to witness singularity

Message: WIRED MAGAZINE: 16.04Med-Tech&#160; :&#160; Drugs&#160; &#160;RSSFuturist Ray Kurzweil Pulls Out All the Stops (and Pills) to Live to Witness the SingularityBy Gary Wolf Email 03.24.08 | 6:00 PMPhoto: Rennio MaifrediNever Mind the Singularity, Here's the ScienceRay Kurzweil, the famous inventor, is trim, balding, and not very tall. With his perfect posture and narrow black glasses, he would look at home in an old documentary about Cape Canaveral, but his mission is bolder than any mere voyage into space. He is attempting to travel across a frontier in time, to pass through the border between our era and a future so different as to be unrecognizable. He calls this border the singularity. Kurzweil is 60, but he intends to be no more than 40 when the singularity arrives.Kurzweil's notion of a singularity is taken from cosmology, in which it signifies a border in spacetime beyond which normal rules of measurement do not apply (the edge of a black hole, for example). The word was first used to describe a crucial moment in the evolution of humanity by the great mathematician John von Neumann. One day in the 1950s, while talking with his colleague Stanislaw Ulam, von Neumann began discussing the ever-accelerating pace of technological change, which, he said, &#34;gives the appearance of approaching some essential singularity in the history of the race beyond which human affairs as we know them could not continue.&#34;Many years later, this idea was picked up by another mathematician, the professor and science fiction writer Vernor Vinge, who added an additional twist. Vinge linked the singularity directly with improvements in computer hardware. This put the future on a schedule. He could look at how quickly computers were improving and make an educated guess about when the singularity would arrive. &#34;Within 30 years, we will have the technological means to create superhuman intelligence,&#34; Vinge wrote at the beginning of his 1993 essay The Coming Technological Singularity: How to Survive in the Post-Human Era. &#34;Shortly after, the human era will be ended.&#34; According to Vinge, superintelligent machines will take charge of their own evolution, creating ever smarter successors. Humans will become bystanders in history, too dull in comparison with their devices to make any decisions that matter.Kurzweil transformed the singularity from an interesting speculation into a social movement. His best-selling books The Age of Spiritual Machines and The Singularity Is Near cover everything from unsolved problems in neuroscience to the question of whether intelligent machines should have legal rights. But the crucial thing that Kurzweil did was to make the end of the human era seem actionable: He argues that while artificial intelligence will render biological humans obsolete, it will not make human consciousness irrelevant. The first AIs will be created, he says, as add-ons to human intelligence, modeled on our actual brains and used to extend our human reach. AIs will help us see and hear better. They will give us better memories and help us fight disease. Eventually, AIs will allow us to conquer death itself. The singularity won't destroy us, Kurzweil says. Instead, it will immortalize us.There are singularity conferences now, and singularity journals. There has been a congressional report about confronting the challenges of the singularity, and late last year there was a meeting at the NASA Ames Research Center to explore the establishment of a singularity university. The meeting was called by Peter Diamandis, who established the X Prize. Attendees included senior government researchers from NASA, a noted Silicon Valley venture capitalist, a pioneer of private space exploration, and two computer scientists from Google.At this meeting, there was some discussion about whether this university should avoid the provocative term singularity, with its cosmic connotations, and use a more ordinary phrase, like accelerating change. Kurzweil argued strongly against backing off. He is confident that the word will take hold as more and more of his astounding predictions come true.Kurzweil does not believe in half measures. He takes 180 to 210 vitamin and mineral supplements a day, so many that he doesn't have time to organize them all himself. So he's hired a pill wrangler, who takes them out of their bottles and sorts them into daily doses, which he carries everywhere in plastic bags. Kurzweil also spends one day a week at a medical clinic, receiving intravenous longevity treatments. The reason for his focus on optimal health should be obvious: If the singularity is going to render humans immortal by the middle of this century, it would be a shame to die in the interim. To perish of a heart attack just before the singularity occurred would not only be sad for all the ordinary reasons, it would also be tragically bad luck, like being the last soldier shot down on the Western Front moments before the armistice was proclaimed.
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<pubDate>Thu, 27 Mar 2008 06:40:41 -0700</pubDate>
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